mercredi 5 octobre 2016

Feminist Frenquency : "La lingerie n'est pas une armure"

Le 6 juin dernier (2016), Anita Sarkeesian nous gratifie (enfin ! après 4 ou 5 années de retard) d'une vidéo critiquant les manques d'armure des personnages féminins dans les jeux-vidéo.

Il est vrai que l'histoire nous fournit tellement d'exemples de femmes guerrières... ayant réellement existé... en fait non, je n'en vois aucune. Même les femmes soldats kurdes qui combattent l’État Islamique n'est qu'un pur fantasme médiatique et une véritable opération de communication de l'armée rebelle. Le nombre de femmes combattantes dans les media (film, série, jeux-vidéos,...) est très largement supérieur à la réalité.

Le simple fait d'avoir une femme guerrière dans un contexte médiéval est une pure fiction en soit, mais il faudrait que cette fiction soit... réaliste ?! Combien même une femme ne serait pas assez forte pour soulever le poids de cette armure "réaliste". Rappelons qu'un chevalier en armure dans la réalité, a déjà du mal à marcher plus de dix mètres sans son cheval.

Commençons à regarder cette vidéo tout de même...

Intro

Le personnage féminin présenté dans l'intro est un vampire... qui doit être outrageusement sexy pour attirer ses proies... les hommes.

Voilà, c'est fait : dès la première seconde, Anita a démontré qu'elle n'y connaissait rien. Fini, au revoir. Trop facile !


Perfect Dark : Le parfait contre-exemple de la femme d'action trop légèrement vêtue

...

Quoi vous êtes encore là. Vous ne seriez pas un peu maso ?

Perfect Dark

Anita nous présente Perfect Dark : un jeu qui reprend le moteur du jeu à succès qu'est Golden Eye. C'est un jeu de tir à la première personne dont le plus grand intérêt est de pouvoir jouer à 4 joueur en même temps sur le même écran.

Anita nous donne sans le vouloir toutes les raisons du manque de succès relatif de Perfect Dark :

  • c'est un rhabillage d'un jeu existant (Golden Eye) : les joueurs préfèrent la nouveauté
  • le jeu n'est sorti que sur deux consoles (Nintendo 64 et Xbox). Ils auraient pu le sortir sur Playstation et PC (D'autant que recompiler un jeu de Xbox pour les PC se fait en cochant une case)

La publicité de Perfect Dark

La publicité est très drôle : elle fait monter la pression... "Une mission importante pour vous". On voit le personnage se préparer le matin. "Mais une question importante se pose à vous... Qu'allez-vous porter...". Ils montrent des vêtements. Là je me dis, ça semble effectivement très stéréotypé... (je pense déjà à Anita en train de se pisser dessus). "... pour le boulot". Les vêtements s'écartent pour montrer une cache remplie d'armes !

Les stéréotypes ne sont pas mauvais en soi, surtout quand ils sont statistiquement vérifiés. Mais pour plus de clarté et éviter de digresser trop longtemps nous allons admettre que dire que les femmes aiment les habilles est sexiste. (Même si tout le monde pense c'est vrai et non négatif)

C'est une publicité qui se moque du sexisme. C'est ultra drôle. Mais le plus drôle, c'est de voir Anita qui ne comprend rien à l'humour, et à quel point cette publicité est justement contre le sexisme !

Les féministes n'ont aucun sens de l'humour ! Mais en plus elles ne se rendent même plus compte quand le sexisme est dénoncé de manière humoristique.

La parodie de Perfect Dark

Ensuite Anita nous présente une animation qui parodie la publicité en inversant le sexe du personnage.

Tout d'abord, bravo ! Une petite animation ! Anita nous gâte !

Comme la publicité jouait sur les stéréotypes féminins pour s'en moquait, la parodie qui change le sexe du personnage principale, n'a plus aucun sens, puisqu'on applique des stéréotypes féminins à un homme ! Mais comme le but de la publicité était de les dénoncer, la parodie ne dénonce rien : elle est simplement absurde et pas drôle.

La publicité d'origine était plutôt féministe. La parodie est seulement affligeante.

Transition foireuse

Anita se sert de l'exemple de Perfect Dark pour introduire le but de la vidéo : les guerrières qui ne sont protégées que par leurs sous-vêtements. Malheureusement Perfect Dark est un très mauvais exemple en matière de vêtement trop court ou mal adapté, et je devine qu'elle ne fait que raccrocher une animation qu'elle avait dans un coin.

Perfect Dark est un jeu à la première personne, c'est à dire que le joueur ne vois pas le personnage qu'il incarne. En fait peu importe ce que porte le personnage incarné : nous ne le voyons pas. Quoiqu'il en soit, le personnage semble porter une tenue qui couvre tout le corps et fort pratique pour se déplacer et faire des roulades.

Les vêtements de Perfect Dark me paraissent très adaptés à ce que le personnage fait dans le jeu : infiltration, déplacements rapides et tir.

Soulcalibur IV

Anita se plaint que la personnage Ivy Valentine de Soul Calibur IV est hyper sexualisé et a très peu de protection.

Soul Calibur IV est un jeu de combat à l'épée hyper "réaliste", où vous pouvez jouer avec... Yoda et Darth Vader...

Dans ce même jeu, dans la catégories pas trop sexy et en armure (ironique), puis-je vous présenter, Heishiro Mitsurugi, Hong Yun-seong et Maxi qui ont des abdos incroyables et se baladent torse-nu (pour des combats à l'épée) et Rock dont le couvre-chef à corne est plus joli que pratique pour le combat !

Ultra Street Fighter IV

Plusieurs personnages masculins sont torse nu. Vega en particulier est un psychopathe-séducteur. Dudley est un businessman très propre sur lui... qui offre des roses. Il n'est pas torse nu, mais très séducteur.

La sexualisation n'a rien de mal en soi. Les hommes aussi peuvent être des séducteurs. Mais cette notion semble surréaliste à Anita.

Resident Evil Revelation

Anita constate que le vêtement de Jessica Sherawat a une jambe nue se demandant à quoi il peut bien servir lors d'une apocalypse zombie.

Il s'agit d'une combinaison de plongée. Quant à savoir pourquoi l'une des jambe est nue, c'est probablement que les créateurs du personnage ont essayé avec les deux jambes nues et les deux jambes couvertes. Aucun des deux résultats ne remportant l'adhésion de l'équipe, quelqu'un a dû proposer de couper la poire en deux, en faisant une jambe de chaque.

Peu importe la raison, elle est sans aucun doute artistique, car le principal but d'une œuvre est de présenté de la beauté : notion qui échappe à Anita qui veut que tout existe dans le seul but d'imposer une idéologie aux spectateurs ou aux joueurs.

Cherry-picking à fond les ballons !

La cueillette au cerise est une tromperie intellectuelle (ou sophisme) qui consiste à aligner les exemples qui démontrent votre point, sans utiliser de statistiques, en omettant les contre-exemples ou les exemples associés. L'auditeur a alors l'impression que le problème que vous pointez a beaucoup plus d'importance qu'il n'en a réellement.

Cette tromperie tire son nom de la cueillette au cerise : si un producteur se sert des cerises cueillies pour vérifier l'état des fruits de son verger (Sont-elles mûre ? ont-elles des vers ?), il sera trompé car les cueilleurs ont sélectionné les belles cerises et jeté les mauvaises.

Anita use et abuse de cette tromperie dans toutes ces vidéos qui sont toutes basées sur des alignements d'exemples en pagaille. Elle retire tous les exemples où les hommes sont dans la même situation, mais aussi tous les cas où son point est faux.

En définitif, il faudrait une étude statistique, mais nous pourrions douter de l'objectivité de la personne qui crée les catégories. Dans le cas présent, telle tenue est-elle plus sexy que pratique ?

Mais aussi rappelons qu'à la base, les vêtements de femmes ont rarement des poches utilisables. Les vêtements féminins sont très majoritairement plus jolis que pratiques, dans la réalité. Va-t-on alors reprocher aux jeux-vidéo de reproduire cette réalité ?

La sexualisation serait sale

Selon Anita, la sexualisation des guerrières renforcerait l'idée que les femmes ne servent qu'au plaisir des hommes... combien même les jeux en question les présentent dans des situations périlleuses où elles combattent et battent d'autres guerriers...

Quand une scène insiste sur l'arrière-train d'une guerrière, le producteur du jeu est-il en train de vous dire qu'elle ne sert qu'au plaisir de l'homme, ou... que cette redoutable et dangereuse guerrière est en plus sexy ?

Une personne est un tout. Faire croire que dans la vie réelle, les gens agiraient de la même manière avec des personnes belles ou moches, relève de la pure utopie.

Si nous tirons la ficelle jusqu'au bout, ce qui gène réellement Anita (et son féminisme), c'est le fait que des hommes aient du plaisir à faire quelque chose.

Anita veut ignorer (ou cacher) que dans un monde hétérosexuel, les femmes veulent être séduisantes envers les hommes ! Personne ne veut incarner un personnage qui est repoussant.

La sexualisation n'est mal que pour ceux qui n'en profite pas. Si vous êtes une jolie femme ou un bel homme, vous avez tout intérêt à profiter au maximum des avantages de votre séduction naturelle. (Heureusement la séduction ne se résume pas à l'aspect extérieur.)

Le but d'un produit tel qu'un jeu-vidéo, un film, une série, un vidéo-clip, ou tout autre media, est de vous séduire pour que vous l'achetiez ou le suiviez. Ce que demande Anita c'est que ces produits, soient fait de telle façon qu'il ne procurent aucun plaisir aux hommes, oubliant que certains de ces plaisirs sont communs aux femmes , mais aussi que ces plaisirs sont le moteur de vente de ces produits.

Le féminisme utilise notre culpabilité judéo-chrétienne envers les plaisirs et la sexualité pour nous démontrer que la sexualisation est sale. La sexualité fait partie de la vie.

On sent bien que le féminisme d'Anita ne fait la promotion d'un néo-puritanisme que dans le but de s'attaquer aux plaisirs des hommes : ce féminisme est une misandrie très sournoise.

La valeur des individus selon leur attractivité

Anita se plaint que les media renforcent l'idée qu'être attirant donne de la valeur au personnes... Anita aime bien les arguments absurdes qui se détruisent eux-même.

Que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, être attirant pour le sexe opposé signifie effectivement que vous avez une valeur supérieure à tous les autres personnes. C'est la définition et le caractère principale d'être attirant, beau, belle ou jolie ! De même que pour des objets : pour un même service rendu, les gens sont prêt à payer plus cher pour des objets plus jolis. Si vous proposez des objets jolis et moches pour le même prix, lesquels se vendront mieux ?

Anita semble penser que ce sont les media qui renforce cela, alors qu'au contraire, ils ne font qu'utiliser l'attraction existante envers ces personnes séduisantes, pour que nous nous sentions enclin à acheter le produit qu'il nous vendent (un jeu-vidéo ou un film par exemple).

Quand une personne est attirante pour le sexe opposé, elle va aussi attirer l'admiration des personnes du même sexe, et même l'envie d'étudier, de comprendre cette attirance, et d'apprendre à la reproduire. Ainsi une belle personnes (homme ou femme) aura une meilleure vie qu'une personne moche.

La réalité est malheureusement tout sauf égalitaire. Aucun système viable n'a réussit à institutionnaliser un rééquilibrage des inégalités naturelles, sans introduire d'autres injustices.

Le monde des media est sans aucun doute le plus injuste qui soit. Si vous êtes le numéros un des ventes, vous gagnez des millions, mais être dixième vous rend à peine viable.

Féminisme consumériste

Le féminisme d'Anita est bercé par une utopie injectée depuis des décennies de consumérisme.

Les coach de développement personnel disent : "si quelque chose ne va pas dans ta vie, c'est ta faute. Tu peux agir : tu dois t'améliorer".

Les féministes disent : "si quelque chose ne va pas dans ta vie, c'est la faute du patriarcat. Tu es une victime : la société doit s'améliorer"

Les publicistes disent : "si quelque chose ne va pas dans ta vie, c'est parce que tu n'as pas mon produit. Restez comme vous êtes et achetez mon produit"

Posez-vous la bonne question : qu'est-il plus facile à changer ? Vous ou toutes les autres personnes ? Si vous pensez ne pas pouvoir changer, pensez-vous réellement qu'il est plus facile de changer l'avis de millions d'autres personnes qui au final ont autant de difficulté que vous à changer !

Anita se plaint que les media renforce une certaine vision des femmes, alors qu'au contraire, les media sont à l'origine du féminisme consumériste moderne : cette étrange utopie qui n'a plus aucune base dans la réalité.

Conclusion

Je n'ai pas décortiqué jusqu'au l'abject non-sens qu'est la vidéo d'Anita. J'ai tout regardé, mais c'est beaucoup trop long de relever tout.

Comme d'habitude, les prémisses de son raisonnement sont faux : l'homme et la femme ne sont pas égaux d'un point de vue force, caractère ou comportement.

Quand un (et souvent un seul) personnage féminin fait quelque chose de négatif, ça ne signifie pas que les auteurs pensent que toutes les vraies femmes font ainsi, et qu'ils seraient donc misogynes.

Beaucoup de situations présentées sont sorties de leur contexte pour leur donner un aspect misogyne.

L'alignement d'exemples (cherry picking) vise à donner l'impression que tous les jeux sont misogynes, alors qu'Anita ne montre que des exceptions.

Le déni de réalité est très grand.

mardi 31 mai 2016

L'arnaque des radars routiers

Beaucoup de reportage à la télé dénoncent les caméras de surveillance... euh oppression, ah "protection" dans les rues des villes. Mais aucun n'ose remettre en cause les radars automatiques. Pourtant les arguments et interrogations sont exactement les mêmes.

A quoi servent les limitations de vitesse ?

Une limitation de vitesse a toujours était une recommandation de vitesse.

Les premiers véhicules autotractées n'avait tout simplement pas de cinémomètre. Puis quand ils en ont été équipé, l'unité utilisée, aujourd'hui encore, est le kilomètre par heure. Le but du compteur de vitesse est de permettre aux passagers de savoir dans combien de temps environ ils vont arriver.

La marge d'erreur du cinémomètre est énorme : les constructeurs n'ont que l'obligation d'afficher une vitesse supérieure à votre vitesse réelle, peu importe l'erreur !

Le modèle de compteur analogique vous présente une aiguille à un centimètre du cadran gradué tous les 10 km/h.

Votre passager ne voit pas la même vitesse que le conducteur, mais aussi la lecture sera différente selon la taille du conducteur, et pour certains modèles, votre œil droit et gauche peuvent lire quelques km/h de différence.

Le compteur de vitesse est une vaste blague en tant qu'instrument de mesure, mais le législateur demandait auparavant que les conducteurs reste à moins de +10% de la vitesse autorisée, et depuis les radars automatiques à +5% !
Les limitations de vitesse étaient donc plutôt indicatrice du niveau de danger que vous alliez rencontrer, et étaient grandement sous-taillées. Pour preuve, à l'installation des radars automatiques, bon nombre de routes ont vu leur vitesse relevée pour refléter le niveau de danger de la route à 5% près au lieu de la marge de 20% classiquement utilisée par la direction de l'équipement.

La contradiction entre rentabilité et efficacité

Fin 2013 :
  • Nb de radars routiers "automatiques" : 4200
  • Nb de flash : 20 millions
  • Nb de PV : 12,5 millions
  • Revenu : au minimum le milliard d'euros !!
J'en ai la tête qui tourne. Quel est le but théorique des radars déjà ? Sauvez des vies ? J'ai cru que c'était sauver le PIB de la France, suis-je bête.

Lors de la présentation des premières lois autorisant les radars automatiques, les législateurs ont mis en avant la sécurité routière et... la rentabilité du système. Nicolas Sarkozy était fier de dire qu'il ne coûterait rien aux honnêtes gens... à condition que les honnêtes gens ne soient pas piégés, et ne deviennent par le fait malhonnêtes.

Or le système des radars automatiques n'est rentable que s'il est inefficace. C'est à dire :

  • si les chauffards ne ralentissent pas
  • si les honnêtes gens se font flasher sur des fautes d’inattention
  • si les gens se font piéger parce que les limitations de vitesse sont inférieur à la dangerosité de la route... à toute heure de la journée, tout au long de l'année
Mais rappelons qu'il est maintenant admis qu'on puisse réduire la vitesse pour des raisons écologiques... Combien même une baisse de 10 km/h aurait pour effet de baisser d'au mieux 2% au lieu des 15% vantés par les écologistes-intégristes. (L'association 40 million d'automobiliste affirme même qu'une baisse de la vitesse de 80 à 70 km/h augmenterait la pollution de 6%.)

L'automobiliste ne sait donc plus pourquoi il doit ralentir : danger, pollution, bruit... ou radar piégeant ?

Les radars ont cet effet pervers, que les automobilistes doivent faire beaucoup plus attention à leur compteur qu'aux dangers et aux autres véhicules autour d'eux. Un accident peut être causé par une seconde d'inattention , or cette seconde que vous perdez à faire le focus sur votre cinémomètre, est maintenant encouragé par l'état !

Les radars ne sont pas des équipements de prévention des accidents, car ils n'interviennent que lorsqu'il est trop tard : quand le chauffard a dépassé la vitesse "dangereuse". De plus, les pouvoirs publics font tout pour que les radars soient cachés ou piégeux. Ils éloignent les panneaux qui les annoncent dans l’espoir que l'automobiliste soit distrait et oublie cet annonce. Ils retirent les panneaux qui les annoncent. Ils ont interdit leur signalement sur les aident à la navigation : le but ne semble pas de faire ralentir les chauffards mais de piégé un maximum de personnes. Ils baissent les seuils de tolérance. Tout va dans le même sens : rentabiliser le jackpot à PV.

Les "meilleurs" radars flashent plus de 300 fois par jour. Or avec un tel score, ils prouvent que rouler au dessus de la limite est sans danger dans sa zone d'implantation. Plus un radar est rentable, plus il prouve que la limitation de vitesse doit être augmenté là où il est installé.

Pas besoin d'étude : c'est évident que ça marche !

Des statisticiens de l'INSEE se sont penchés pour calculer l'effet des radars sur le nombre d'accidents. Sans surprise pour moi, leur efficacité est très contestable.

Le gouvernement répète sans cesse que réduire la vitesse de 1,6 km/h réduit de 5% le nombre d'accidents... ou en extrapolant en réduisant de 3 km/h le nombre d'accidents baisse de 10%.

Cette affirmation se réfère à une étude qui souffre de nombreux défauts :

  • l'étude prend pour base des routes choisies car elles étaient extrêmement accidentogènes : généraliser cette étude à toutes les routes d'un pays est absurde
  • les accidents restent des exceptions. Un automobiliste parcourt en moyenne plusieurs millions de kilomètres pour avoir un accident. Le fait est qu'il est très hasardeux de comparer le nombre d'accidents avant et après un changement sur une courte période sur une seule portion de route

L'étude ne fait que démontrer que réduire la vitesse à l'approche d'une zone dangereuse, réduit le nombre d'accidents. Généraliser ce constat à l'ensemble du réseau routier est une malhonnêteté intellectuelle.

Baisser la vitesse à un point du parcours d'un automobiliste, permet d'augmenter son attention envers un danger dans cette zone. Or l'homme n'a qu'un temps limité d'attention. Les zones de ralentissement doivent donc être exceptionnelles et justifiées pour être efficaces.

Si le but des radars automatiques était de réduire le nombre d'accident, il faudrait que ces radars soit toujours très visibles et annoncés plusieurs fois avant leur emplacement.

L'absence d'étude d'impact et de prise en compte des retours d'expérience est la marque de fabrique des sociétés privées de la sécurité. Que ce soit les caméras d" vidéo-surveillance... oppression... protection ou les radars routiers, le problème est le même : il n'y a aucune recherche d'efficacité... uniquement de rentabilité et de maquillage. En clair, c'est de la farce sécuritaire !

La vitesse peut sauver des vies

Plusieurs retours d'expérience tendent à démontrer que sur les trajets longue distance, l'augmentation de la vitesse peut sauver des vies.

La première cause d'accident sur les autoroutes françaises est la fatigue. En augmentant la vitesse, le conducteur est plus attentif et son temps de parcours est réduit.

Les arguments de pilier de bistrot du gouvernement

Sur le site de la sécurité routière, je ne peux qu’être affligé des arguments de soûlard avancés par ce site officiel.

Selon securite-routiere.gouv.fr : les radars seraient efficaces

Ce serait étonnant qu'ils disent le contraire mais l'argument utilisé est d'une malhonnêteté tellement évidente qu'on ne peut être outré.

Le site nous avance le chiffre de 30 000 vies sauvées... ou 40 000 vies dans la phrase suivante, sur 12 ans. Comment ont-ils fait leur calcul ? Avec une mauvaise foi extrême bien-sûr.

Ils ont pris le nombre de mort en 2002 et ils ont supposés que tous les morts en moins les années suivantes étaient uniquement dû aux radars... combien même le tout premier radar automatique français n'est été installé qu'en 2004 !

Mais si vous regardez la courbe du nombre de morts dans sa globalité, vous vous apercevez qu'attribuer la baisse du nombre de morts à un unique facteur est malhonnête. Le progrès technologique de la sécurité des voitures elles-même est un facteur plus probable de cette baisse constante.

Nombre de morts sur les routes de France de 1948 à 2014

Mais poussons notre propre mauvaise foi au même niveau que ces soûlards de fonctionnaires de la sécurité routière.

  • nb de morts en 2002 : 7242
  • nb de morts en 2008 : 4443
  • nb de morts en 2014 : 3384

Vous allez me dire "les radars on sauvait 1059 personnes en 2014" Selon la même logique :

Je fais une extrapolation linéaire : "Si on n'avez pas installé de radar entre 2008 et 2014, nous serions à 1644 morts en 2014. Les radars ont donc tué 1740 personnes en 2014"

Je fais une extrapolation proportionnelle : "Si on n'avez pas installé de radar entre 2008 et 2014, nous serions à 2726 morts en 2014. Les radars ont donc tué 658 personnes en 2014"

Selon securite-routiere.gouv.fr : la vitesse serait un facteur d'accident ?

Les fonctionnaires de police n'ont pas le droit de dire que la vitesse est la cause de l'accident ! En réalité, tout accident est un véhicule qui est entré en contact trop rapidement avec un obstacle. Dans 100% des cas la vitesse excessive est ce qui caractérise l'accident ! Dans certaine série policière le médecin légiste vous dira : "La cause de la mort ne peut pas être l'arrêt du cœur. La cause de la mort est ce qui a causé l'arrêt du cœur !".

La cause d'un accident n'est pas la vitesse excessive. La causse de l'accident est la raison pour laquelle cette vitesse est excessive.

En accidentologie, vous avez 3 types d'acteurs :

  • Les conducteurs et piétons
  • Les véhicules
  • L'infrastructure routière (animaux sauvages compris)

La cause de l'accident est souvent une combinaison exceptionnelle de défectuosité parmi ces trois types d'acteurs. Ensuite le site de la sécurité affirme "la violence d’un choc à 130km/h est deux fois plus importante que pour un choc à 110km/h, alors que la vitesse n’a augmenté que de 20km/h.". Mais d'où vient cette affirmation ridicule ?

Tout le monde se souvient de la théorie de l'énergie cinétique (théorie qui a de nombreuse limites, et qui n'est pas toujours applicable, mais passons cela) : E c = 1 2 m V 2

Donc l'énergie augmente proportionnellement au le carré de la vitesse. Ainsi en passant de 50 km/h à 70 km/h, l'énergie passe de 25 fois quelque chose à 49 fois cette même chose. Donc pour 20 km/h en plus nous avons bien presque le double de l'énergie (+96% pour être exact).

Mais peut-on en dire autan entre 110 km/h et 130 km/h, qui passe de 100 fois quelque chose à 169 fois cette même chose. Au lieu d'avoir +96% nous avons +69%, pour 20 km/h de plus...

Bravo, les fonctionnaires de la sécurité routière n'ont même pas leur brevet des collèges !

Selon securite-routiere.gouv.fr : comment sont déterminés les sites d'implantation des radars ?

Les trois premiers critères sont "là où se produisent des accidents", "là où la vitesse excessive est la cause principale des accidents", "là où les contrôles sont difficiles à réaliser avec les moyens humains".

La dernière raison pour choisir un emplacement est "selon une logique d'axes et d'itinéraires pour mailler l'ensemble du territoire routier français". Ce qui signifie qu'ils vont placer un radar à un endroit qui n'est pas réellement dangereux, dans le seul but de vous faire passer devant... Mais comme les radars doivent être rentables, il sera placé dans l'unique but de vous piéger.

Nous sommes donc dans une logique d'obéir sans réfléchir.

Un bon radar est un radar qui flambe

Comme le système des radars routiers n'a jamais sauver une vie, il suffit d'un seul mort à cause des radars pour invalider tout le système. Certains bloggueurs ont tenté de faire le calcul cynique du prix d'une vie.

Avoir zéro accident est très dur. Plus nous serons proche de zéro, plus les derniers morts coûteront cher à éviter.

La France est l'un des pays les plus sûrs du Monde. Les autoroutes françaises sont les plus sûres d'Europe ! (et les plus chères) Même avant les radars automatiques.

Le périphérique parisien est la route la plus sûre au Monde, au regard du nombre de véhicules qui l'empreinte. Donc vouloir faire croire que la mairie de Paris fait baisser la vitesse sur le périphérique pour améliorer la sécurité du périphérique, est bien entendu un mensonge.

Comme dit le poète, "Vivre c'est prendre le risque de mourir". De même, "Circuler en voiture, c'est prendre le risque d'avoir un accident".

Le seul moyen de n'avoir aucun accident serait de ne jamais circuler.

Mais rassurez-vous, de nombreux nouveaux équipements technologiques arrivent sur nos voiture : le détecteur de freinage de la voiture devant vous, le détecteur d'obstacle, jusqu'à la voiture qui se conduit toute seule. Remarquez qu'il y aura tout intérêt à louer les voitures autonomes au lieu de la posséder.

Les solutions sont là, mais très peu passe par l'application draconienne et absurde des limitations de vitesse que nous subissons actuellement.

Conclusion

Les radars routiers sont plus rentables qu'efficaces. Mais le gouvernement essaie de convaincre que les radars servent à sauver des vies, or ils rapportent plus d'argent qu'ils ne sauvent de vie.

mardi 12 avril 2016

Le mythe de l'écart de revenu entre homme et femme

L'un des grands mythes (ou plutôt mensonges) du féminisme est que l'écart de salaire entre homme et femme serait dû à un sexisme inavoué de notre société.

Le féminisme essaie de pousser l'idée que les hommes et les femmes sont parfaitement interchangeables. Pourtant les faits sont têtus : les statistiques de l'INSEE prouvent encore et encore à quel point les hommes et les femmes ont des vies différentes. Par choix, par aspiration ou par obligation, la vie des hommes et des femmes est différente.

Comment sont fixés les salaires dans une entreprise privée

Nous ne vivons pas dans un monde tel que vu par Karl Marx où chaque heure de travail a la même valeur. Nous vivons dans un monde économique concurrentiel où chaque "agent économique" (entendez "travailleur") doit chercher sa case de travail où il sera le mieux rémunéré par rapport à ses compétences et ses capacités.

Les salaires sont négociés au cas pas cas dans le secteur privé, de sorte qu'il revient à l'employé de faire jouer la concurrence et de se valoriser vis à vis de son employeur. L'employeur doit alors évaluer la valeur de son employé et le coût de son remplacement s'il part. Or les choix de vie de chaque travailleur, notamment la priorité de la vie privée et familiale sur la vie professionnelle peut avoir une incidence sur les choix de l'employeur.

Quand il s'agit de choisir lequel des deux parents va s'occuper des enfants malades, ou quand l'école ferme (le mercredi par exemple), le choix va en toute logique se tourner vers le parent qui a le plus bas salaire. Il s'agit le plus souvent de la femme.

La différence de salaire va donc se creuser avec l'avancement dans la vie : moins une femme s'implique, moins elle cumule d'expérience, et moins elle sera augmenté, moins elle aura envie de s'impliquer.

Les salaires les plus élevés peuvent recourir à une nourrice : il s'agit alors de choix de vie. Voulez-vous élever vous-même vos enfants ou le déléguer ?

Le féminisme : le débat stérile d'opposer hommes et femmes

D'un point de vue fiscale, les revenues sont calculés par foyer. Mais le féminisme insiste pour opposer les hommes et les femmes en voulant comparer leurs salaires. Or bien souvent les décisions du couple, de la carrière, de la place de la vie privée et familiale se décident ensemble, et en ayant comme objectif le bien-être du foyer dans son ensemble.

Les choix de vie, et la culture font qu'il est plus admis que ce soit l'homme qui travaille et se "sacrifie" pour sa famille. Mais le féminisme présente cette situation comme une perte d'indépendance pour la femme (une rhétorique trompeuse).

Or dans le monde réel, même en cas de divorce la femme pourra recourir à la loi pour prendre une pension alimentaire au père. Et en cas d'augmentation du salaire du père, c'est pension alimentaire pourra être augmentée.

Dans le monde réel, une femme peut avorter ou abandonner son enfant. Rappelons que le père ne peut pas intervenir dans la décision finale de pratiquer l'avortement (ni pour, ni contre).

Le système de retraite, fait que la femme peut "hériter" d'une partie de la pension du mari.

La loi française est donc très fortement en faveur des femmes : ce qui n'est pas un mal, mais qu'il est bon de rappeler.

Sous le régime de la communauté du mariage, du concubinage ou du PACS, chaque euro gagné par un membre du foyer appartient automatiquement aux deux membres. Vouloir séparer les revenus d'un foyer en deux parts inégales entre l'homme et la femme, alors que des décisions de carrière et de vie familiale ont été prises ensemble et dans l'intérêt du foyer, est une énorme tromperie.

Les inégalités physiques et psychologiques

Pour le féminisme, le crime de lèse majesté est d'oser rappeler que les hommes et les femmes sont physiquement différents. Pourtant le nombre de différences physiques est impressionnant : taille, musculature, barbe, calvitie, pilosité, partie génitale, répartition de la masse corporelle, forme des os (en particulier, l'os du bassin), seins, traits du visage...

La communauté scientifique de la recherche médicale admet que l’œstrogène favorise le développement des neurones : les femmes auraient ainsi une meilleure mémoire que les hommes, ce qui pourrait expliquer pourquoi les femmes ont un meilleur taux de réussite au BAC.

La testostérone, en plus de développer les muscles et la taille, a une influence sur le caractère. Elle a tendance à faire ignorer le danger, et donc faire prendre plus de risque.

Les moyens d'imagerie modernes comme l'IRM permettent de cartographier l'activité du cerveau. Le résultat est clair : l'activité du cerveau se propage bien différemment chez les hommes et chez les femmes.

Les défenseurs de la théorie du genre qui affirment que le cerveau n'est différencié que par l'apprentissage. Ils invoquent la capacité d'adaptation du cerveau qui va se plier à ce qu'on attend de lui. La plasticité a bon dos : elle ne peut expliquer qu'une accentuation d'une différence préexistante, car cette différence est présente à travers toutes les cultures du monde entier.

Les disparités entre les choix de vie des hommes et des femmes surgissent lorsqu'il s'agit de choisir l'orientation dans les études supérieures. Les hommes préfèrent les matière scientifiques, mais les femmes préfèrent métiers à connotation sociale.

Quant aux métiers physiques, salissant et dangereux, le taux de femmes dans tous les métiers de construction est entre 0 et 1% (!), et les autres métiers physiques ne font que légèrement mieux...

Égalité d'opportunité contre obligation de résultat

Tout est affaire de rhétorique. Les ministres et secrétaires d'état essaient de renommer la "discrimination positive" en "égalité réelle" (les anglophones utilisent l'expression "Affirmative Action"). Mais la philosophie est la même et tout aussi détestable ! La "discrimination positive" vise à discriminer positivement les femmes, et implicitement négativement tout le reste.

Jusqu'à quelques années les sociétés et les écoles avaient une obligation d'offrir les mêmes opportunités aux hommes et aux femmes. Or cela ne marche pas ! Même en Suède, le pays le plus féministe du Monde, les femmes ne s'orientent pas vers les matières scientifiques et préfèrent les métiers à connotation sociale.

Mais au lieu d'en arriver à la conclusion que peut-être, probablement, sans doute, le postulat de base, à savoir "les hommes et les femmes sont parfaitement interchangeables", serait faux, le féminisme affirme que le système reproduit ses discriminations de génération en génération.

Il s'agit du même débat que la plasticité du cerveau : certes le cerveau a des capacités d'adaptation, mais quand les mêmes différences apparaissent à travers toutes les cultures de toutes les peuplades à travers le Monde, nous ne pouvons qu'inévitablement conclure que la "construction sociale" n'explique pas tout, et ne fait que renforcer une différence préexistante !

Sans aucune preuve, les féministes affirment que le bonheur de la femme passera par son indépendance vis à vis de l'homme : et tant pis si 99% de la population est hétérosexuelle, nous devons nous aligner sur l'idéal de vie des 0,4% de la population qui est lesbienne qui veut vivre en couple en ayant des enfants...

La conclusion des féministes est donc que l'égalité d'opportunité n'est pas suffisante, il faut maintenant une obligation de résultat et des sanctions.

Les sociétés ont donc maintenant l'obligation de mettre en place des statistiques, et des plans pour équilibrer les salaires. La sanction peut aller jusqu'à 1% de la masse salariale.

Le féminisme veut imposer une égalité sur une base sablonneuse. La France vise l'égalité de salaire entre hommes et femmes alors que des choix de carrière et de vie privée font que leur travail n'est pas équivalent. Les hommes et les femmes ne sont pas interchangeables. Les hommes et les femmes sont physiquement différents, de sorte que leur productivité ne sera pas non plus la même ! Les motivations ne sont pas les mêmes en moyenne, de sorte que toute comparaison des salaires en moyenne relève de l'absurde.

La comparaison des chiffres bruts

En 2012, un rapport du ministère de la famille, utilise la moyenne des salaires des actifs masculins et féminins. L'écart de salaire est alors de 27% en se basant sur les statistiques de la DARES.

Ces chiffres ne tiennent pas comptes de nombreux critères : le type de poste occupé, le niveau de responsabilité, le temps de travail (partiel ou complet), la productivité du travailleur.

Ça n'a pas vraiment de sens de comparer le prix moyen des choux et des pommes de terres ! Pourquoi comparer le salaire d'un loup de la finance dont les dents rayent le parquet à une syndicaliste qui ne veut que remplir la soupière ?

La comparaison "toute chose étant égale par ailleurs" ou les "différences de salaire injustifiées"

En octobre 2015, le secrétariat du droit des femmes rattaché au ministère du travail a utilisé des pourcentages de "différence de salaire injustifiées". En fait, ils sont utilisés des statistiques de l'INSEE et leur calcul nommé "toutes choses étant égales par ailleurs". Ils concluent que l'écart "injustifié" est de 11%.

Le rapport est trompeur, puisqu'il liste toutes les raisons pour lesquels il est absurde de comparer les statistiques sans correction, mais il laisse l'impression que tout a été corrigé dans "l'écart injustifié". Or c'est faux ! L'INSEE l'affirme dans tous ses rapports : elle regrette de ne pas avoir certaines données en correspondance des salaires, (par exemple l'INSEE voudrait le nombre réel d'années d'expériences au lieu de seulement l'âge). De sorte que "l'écart injustifié" ne peut en aucune façon prendre en compte tous ces critères qui justifient l'écart de salaire !

Si vous grattez le vernis de la comparaison "toute chose étant égale par ailleurs" , l'INSEE vous donnera toute une cargaison de raisons qui vous expliquent pourquoi cette comparaison est ridicule. A chaque fois que je replonge dans le sujet, je me surprends à découvrir une nouvelle raison : à chaque fois ce sont des choix de vie et de carrière.

Mais en découpant la population en sous-ensemble ayant les mêmes caractéristiques, l'INSEE se heurte au fait que le nombre de personnes est alors trop petit (notamment dans les DROM-COM, nouveau nom des DOM-TOM où la population est petite) pour que la moyenne ait un quelconque sens et soit interprété comme révélateur de quoique ce soit.

Le calcul de "toute chose étant égale par ailleurs" devrait s'appeler "calcul étrange, égalisé au mieux et au doigt mouillé par rapport aux données dont nous disposons... mais voici une pelleté de critères non pris en compte dans ce calcul ridicule !".

Concrètement, comment définir un écart de salaire injustifié ?

De base, nous essayons donc de chercher de l'égalité dans un système de fixation libre des salaires. Le marché de l'emploi est volontairement impure et imparfait, de sorte que par essence la fixation des salaires est loin d'être optimum (et nous l’espérons, à l'avantage de l'employé). C'est le meilleur système qu'on ait trouvé pour motiver chaque "agent" à être utile au mieux de ses capacités tout en lui garantissant une stabilité dans sa vie professionnelle.

Plus vous êtes utile à quelqu'un ou à une entité, mieux vous serez payés.

Il sera considéré comme injuste, deux personnes ayant des résultats identiques qui ne sont pas payés de la même manière par des entités de taille équivalente.

Même cette définition de juste rémunération n'est pas parfaite, puisqu'en France, il n'est pas permis de se séparer d'un employé légèrement surpayé : le coût du licenciement est bien souvent supérieur au gain supposé. Ce manque de "fluidité" est voulu pour rendre plus humain le monde du travail. Il ne reste plus qu'à assumer ces choix en arrêtant de faire peser un risque d'amende sur les sociétés qui sont dans de tels situations.

Nous sommes donc le cul entre deux chaise : nous voulons une égalité entre tous les salaires du travail équivalent sans avoir de fluidité du marché du travail, mais en gardant un minimum de concurrence entre les employeurs d'un côté, et entre les employés de l'autre.

Une solution extrême serait d'imposer grille de salaire. Cela transformerait le secteur de l'emploi privé en pseudo-fonctionnariat. Nous imposons déjà un salaire minimum. Mais il semble irréaliste d'imposer une grille de salaire qui peut se révéler difficile à maintenir.

Les raisons des différences de salaires

De nombreuses obstacles rendent difficile difficile la comparaison entre les salaires des hommes et des femmes:
  • Le taux d'activité n'est pas le même : nous pouvons supposer qu'il y a beaucoup de femmes au foyer chez les inactifs (temporairement ou définitivement).
  • La proportion d'emploi à temps partiel est plus élevé pour les femmes.
  • Les femmes cessent leur activité plus tôt
(Pour rappel : un actif est une personne ayant ou cherchant un emploi. Un inactif ne cherche pas d'emploi. Le taux de chômage n'est calculé que sur les actifs.)

Voici une liste de raison de la différence de salaire entre hommes et femmes :

-> La formation initiale est souvent très différente : les femmes choisissent plutôt des formations à connotation sociales, tandis que les hommes préfèrent plutôt des matières scientifiques plus rémunératrices.

-> À cause du temps partiel, des congés de maternité plus long que les congés de paternité, et des arrêts volontaires de toute activité, les femmes accumulent moins d'expérience

-> Les femmes ont plus souvent recours au temps partiel, or le temps partiel est moins bien rémunéré que le temps plein

-> La rémunération augmente avec l'âge, or les femmes prennent leur retraite avant les hommes de sorte qu'elles cessent leur activité au moment où elles gagneraient le plus, faisant ainsi diminuer la moyenne

-> Le temps partiel est incompatible avec des postes d'encadrement et à responsabilité. Les femmes étant plus souvent à temps partiel que les hommes, la présence des femmes dans les postes à responsabilité est donc moindre.

-> Les femmes travaillent plus près de chez elles que les hommes. En faisant le choix de chercher leur travail plus près de chez elles, les femmes restreignent le nombre de postes auxquels elles peuvent postuler par rapport aux hommes, renonçant probablement à des offres d'emploi mieux payés.

-> Selon les statistiques du semi-marathon de Paris, nous ne pouvons que constater que les hommes sont plus efficaces de 15% que les femmes (que ce soit les premiers, en moyenne, en médian : le résultat est équivalent) : pourquoi en serait-il autrement au travail ? Ce résultat n'est pas isolé : les hommes surclassent les femmes dans beaucoup de sport.

L'INSEE corrige certaines de ces disparités, en calculant la différence "toutes choses étant égales par ailleurs" en extrapolant le temps partiel en temps plein, et en comparant des salaires de postes équivalents, selon le secteur d'activité et le niveau de responsabilité. Mais l'INSEE regrette de ne pas avoir de données sur l'ancienneté et ne peut donc comparer que les salaires personnes ayant le même age, sans pouvoir tenir compte des interruptions de carrière et du temps partiel induisant une expérience moindre. Cette correction ne tient pas compte non plus du diplôme.

Les causses des inégalités (dont sont issues les causes plus hauts) sont donc dues à :

  • des choix personnels différents
  • des capacités physiques différentes
  • la natalité et la vie familiale
  • la culture : il est culturellement plus admis qu'une femme cesse de travailler pour élever les enfants, mais aussi avant d'atteindre l'âge de la retraite

Si le travail des hommes et des femmes était réellement équivalent, les sociétés qui ne cherchent qu'à optimiser leurs revenus embaucheraient massivement les femmes moins payées pour avoir un avantage économique sur leurs concurrents. Il est illusoire de croire que dans une société capitaliste, les sociétés renonceraient à 5, 10 ou 20% de marges sur les salaires.

Ignorons les problèmes des hommes !

Le féminisme consiste aussi à totalement ignorer les problèmes des hommes. Voici donc toute une série de problèmes qui ne seront pas adressés par les différents ministres et secrétaires d'état à l'égalité, parce qu'il faut que les femmes soient plus égales que les hommes :
  • 73% des morts par suicide sont des hommes
  • Les hommes ont un travail plus pénible :
    • Travail de nuit : h = 29% / f = 11%
    • Travail physiquement exigeant : h = 46% / f = 34%
    • Produits nocifs : h = 29% / f = 19%
  • Les hommes ont plus de chance d'avoir un accident du travail :
    • h = 30 accidents du travail / million d'heures de travail
    • f = 17 accidents du travail / million d'heures de travail
  • Les hommes meurent plus au travail (moyenne / an entre 2002 et 2004) :
    • Morts au travail : h = 695 (soit 94%) - taux = 6 / 100 000 heures de travail
    • Morts au travail : f = 44 (soit 6%) - taux = 0,4 / 100 000 heures de travail
    • Morts sur le trajet du travail : h = 459 (soit 78%) - taux = 3,9 / 100 000 heures de travail
    • Morts sur le trajet du travail : f = 132 (soit 22%) - taux = 1,3 / 100 000 heures de travail
  • 62% des SDF sont des hommes. Parmi les SDF, seulement 5% de ceux qui dorment dans la rue sont des femmes.

Et les non salariés ?

Ça peut paraître étonnant, mais même pour les professions non salariés (artisans, commerçant, profession libérale, entrepreneurs, etc), la rémunération des femmes est plus faible !

Secteur Proportion de
femmes en %
Revenu annuel moyen Différence en %
Hommes Femmes
Commerce 32,0 29 900 24 700 17
Construction 4,5 31 000 25 300 18
Industrie 20,2 30 800 17 600 43
Services 39,6 47 000 30 100 36
Gérants sans liens 23,9 29 000 20 000 31
Ensemble 31,3 38 400 28 100 27

Dans ces cas-là, le sexisme de l'employeur est hors de cause, puisque l'employeur et l'employé sont une même personne...

Conclusion

Le féminisme a constamment menti sur les écarts salariaux entre hommes et femmes :
  • les choix de vie familiale et de déroulement de carrière se font au sein de chaque foyer pour le bien du foyer dans son ensemble, mais pas en raisonnant en opposition hommes contre femmes
  • la loi protège déjà les femmes qui divorcent, qui sont veuves
  • à cause des choix de vie, des études à la vie de famille, jusqu'à la retraite, le travail des hommes et des femmes est totalement différent en moyenne, de sorte qu'une comparaison moyenne des salaires, même corrigée par tranche d'âge, par secteur d'activité, par poste, par responsabilité, par taille d'entreprise, n'a que peu de sens. Le nombre de critères différenciant non pris en compte reste trop grand et difficilement estimable pour affirmer que le résultat ait un quelconque sens
  • il est culturellement plus admis qu'un homme fasse plus de "sacrifices" pour le bien-être de son foyer, en terme de temps de travail, de temps de transport, de dangerosité du travail, d'implication dans sa vie professionnelle
  • les salaires étant faits au cas par cas, selon la valeur apportée et supposée de l'employé d'un point de vue productif et relationnel, il est difficile voir impossible d'estimer le juste salaire d'une personne.
  • le manque de fluidité du marché de l'emploi rend impossible de rectifier les salaires trop élevés : cette situation voulue doit être assumée
  • le fait que les hommes aient plus de devoirs envers sa famille et la société, se manifeste entre autre sur le taux de suicide qui est supérieur pour les hommes, mais aussi par la conscription (qui n'est que suspendue en France)

Aucun ministre des droits des femmes n'a réussi à prouver la réalité d'une discrimination salariale "injustifiée" et donc "sexiste" envers les femmes.

Pour toutes les raisons citées, le travail des hommes et des femmes ne peut pas être considéré comme strictement équivalent, et méritant la même rémunération. Toute tentative d'imposer une "égalité réelle" par le biais d'une "discrimination positive" envers les femmes, ne serait en réalité qu'une discrimination négative envers les hommes.

lundi 7 mars 2016

La Politique de l'identité : comment enrober la haine d'un vernis de bonnes intentions

La politique de l'identité consiste à rassembler des personnes autour de la lutte d'une oppression ou d'une marginalisation supposée envers un groupe de personne ayant une caractéristique commune.

Les traits utilisables sont sans limite. Par exemple :

  • la couleur de peau (noir, jaune, blanc, etc)
  • la race (exemple: massacre des tsutis par les hutus au Rwandas)
  • la nationalité
  • la religion
  • le sexe
  • l'orientation sexuelle
  • l'obésité
  • le handicap

Démagogie pour les nuls !

La Politique de l'identité ne demande pas beaucoup de réflexion.

La politique de l'identité est un moyen facile de rassembler les gens. Pas besoin de lire de longues théories, tout le monde identifie qui rapidement qui appartient ou n'appartient pas à ce groupe. Les gens de ce groupe sont supposés partager les mêmes expériences, le même mal-être. La rationalisation permet de rejeter la cause de ce mal être sur ceux qui ne font pas partie du groupe. (La rationalisation est un phénomène psychologique qui consiste à chercher après coup une explication qui semble rationnelle à quelque chose qui ne l'est pas.)

Ce groupe définit son identité autour du trait caractéristique. L'ennemi est alors ceux qui n'ont pas ce trait, qui nous jalouse et nous oppresse.

Porter bien vos œillères !

De là, le but des idéologues va être de prouver que cette identité est oppressé. Il faut donc mettre en avant tout ce qui est négatif pour ceux qui ont cette identité et tout ce qui est positif pour ceux qui ne l'ont pas. Mais surtout il faut ignorer ou amoindrir tout ce qui est positif pour ceux qui ont cette identité et tout ce qui est négatif pour ceux qui ne l'ont pas.

Exemple pour le nazisme : "les riches banquiers juifs sont enrichis. Nous ne pouvons plus rien acheter à cause de l'inflation." Mais ne parlons pas des riches catholiques ni des juifs qui ne sont pas banquiers.

Exemple pour le féminisme : "Les hommes sont mieux payés que les femmes", mais cachons toutes les raisons de cette disparité.

Les mouvements identitaires et la haine

Même si certains des mouvements identitaires semblent porter en eux de bonnes intentions, ils contiennent tous les graines d'une dérive vers la haine et donc la justification d'un massacre.

Certains sont réputés comme étant des mouvements haineux, comme le KKK, le FN et le nazisme. Mais d'autres bénéficient d'un vernis de bonnes attentions qui les rend plus difficile à mettre à jour, comme le féminisme, l'anti-racisme et les mouvements LGBT.

Le féminisme, par exemple, semble prôner l'égalité des sexes. Au delà de cette façade, les agissements de ceux qui se réclament du féminisme posent vraiment problème. Le fait de ne jamais clairement dénoncer et rejeter les éléments les plus extrêmes est le cœur du problème. Quand toutes les revendications des féministes semblent avoir comme unique point commun de chercher tous les petits plaisirs des hommes pour les détruire, cela pose problème. Certains mots clefs montrent à quel point le féminisme est en réalité un mouvement de haine : "kill all man" (à mort les hommes), les tasses à thé marqué "Male Tears" (larmes d'homme), etc. Les féministes les plus radicales veulent décimer les hommes (c'est à dire massacrer les hommes de manière à n'en garder qu'un dixième).

Les mouvements anti-racistes dans les universités aux USA qui sympathisent envers les mouvements "Black Lifes Matter", cachent en réalité des suprémacistes noirs qui demandent des dortoirs uniquement réservés aux noirs, par exemple. Ironiquement, c'est exactement ce que réclamerait le KKK.

En France, la LICRA est souvent pointé du doigt pour faire taire tout remise an cause de la politique de l’Israël. Malheureusement, ceux qui dénoncent cet état de fait sont principalement des membres de l'extrême droite. Mais le problème est bien réel.

L'absence de but précis

Les mouvements identitaires rassemblent des gens qui sont en fait très différents, mise à part un et un seul trait de caractère.

Il est très facile de rassembler des gens contre quelque chose, si on ne précise pas où on veut aller.


Dans les mouvements motivés par la haine, tous les membres du groupe sont d'accord pour désigner ce qu'ils ne veulent pas.Par contre, quand il s'agit de se mettre d'accord sur le but à atteindre, les désaccords apparaissent.

Ces mouvements sont destructifs, mais pas constructifs.

Dans le cas du FN, les nombreuses scissions du partie, dès qu'un élu obtient un peu plus de pouvoir lors d'une élection est révélatrice de ce problème.

La multiplication des mouvances féministes qui se contredisent est un autre exemple de symptôme. Mais le mot d'ordre des féministes est de ne pas afficher ces contradictions en faisant croire que le mouvement féministe est unique et ne va que dans une seule direction.

Conclusion

Les mouvements identitaires sont de la politique sans théorie compliquée qui permettent de rassembler des personnes contre ceux qui ont un trait caractéristique différent du leur.

Ces mouvements attirent évidement ceux qui haïssent ceux qui sont différents. Ils y trouvent une justification de leur haine qui est irrationnelle à la base.

Même enrobés de bonnes intentions, les mouvements identitaires sont dangereux. Les plus dangereux sont probablement ceux qu'on croit motiver par de bonnes intentions, car leur propagande trompeuse (par mensonge ou par omission) est rarement contredite.

samedi 5 mars 2016

Tout est sexiste

Freud disait : tout est sexuel.
Einstein disait : tout est relatif.
Les féministes disent : tout est sexiste !

Je donne une mention spéciale au dernier qui commence ainsi :

Au cas où vous ne l'avez pas encore entendu, tout est sexiste !

Mais j'ai enfin trouvé quelque chose qui n'a pas sexiste ! Ce sont les avantages pour les femmes !!!


mardi 26 janvier 2016

Top 5 des idioties 2015

2016 a été une année particulièrement propice en idioties. La génération Y élevée à grand coup de tolérance arrive à l'age adulte. Ils militent pour l’acceptante des pires comportements, mais surtout ils défendent les pires fausses victimes qui abusent de cet excès empathie. Le moyen de faire taire l'opposition est maintenant de l'accuser de racisme ou misogyne.

Trop long pour lire ? Voici le résumé :

  • La fille au matelas qui accusait son ex de l'avoir violée, a tourné une vidéo amateur de sexe qualifiée de viol pornographique
  • Rolling Stone Magazine a rapporté un viol collectif imaginaire, et ne s'en excuse pas
  • Bruce Jenner, un homme champion olympique de décathlon, est devenu "transgenre" et la femme la plus courageuse de l'année 2015
  • Deux dirigeants d'association contre le racisme et pour les personnes noires, se sont fait passer pour des noirs ou tout au moins des métisses noirs.
  • un homme de 46 ans affirme être une fille de 6 ans et passe à la télévision dans une émission célébrant les "transgenres"

La fille au matelas

En 2014 et 2015 la presse a massivement couvert la performance d'une étudiante de l'univerté de Columbia.

En Septembre 2014, jusqu'en mai 2015, Emma Sulkowicz a porté sur le campus de l'université de Columbia, un matelas d'une vingtaine de kg partout où elle allait. Présenté comme une "performance artistique féministe" nommé "porte ce poids-là", elle voulait portait le matelas tant que son prétendu agresseur ne soit expulsé de l'université ou qu'elle ait son diplôme.

Elle prétendait avoir été violé en 2012. En 2013 le garçon fut considéré innocent des accusations par la commission de l'université. Malgré ce jugement elle décide de manifester en portant ce matelas.

En avril 2015 le garçon fut totalement disculpé par une enquête de l'université. Il décide donc de porter plainte contre l'université, le directeur de l'université et le directeur de thèse d'Emma, qui ont respectivement laissé faire et encouragé la "performance féministe" d'Emma Sulkowicz, permettant à celle-ci de le harceler et le discriminer.

En fait les deux étudiants étaient petits-amis en 2012, mais il affirme qu'Emma Sulkowicz voulait qu'il entre par la petite porte, ce qu'il refusa. Elle l'accusa alors de l'avoir violer. Les associations féministes ont alors harcelé et tenté de cacher cette version des faits.

Selon les minutes du procès :

  • Emma a contracté une MST après avoir eu une relation non protégé en étant saoul (et l'a écrit sur Facebook)
  • Pendant ce temps, le petit-ami était en Allemagne, et recevait plusieurs messages du style "Tu me manques"
  • Plusieurs messages d'Emma demandait explicitement "baise-moi dans le cul", alors qu'elle affirmait que c'était forcé
  • Emma affirme ne pas avoir porté plainte à cause de la lenteur de la justice. En réalité, la section spécial pour les viols a refusé sa plainte par manque de preuve après une enquête préliminaire.

Le 3 juin 2015, Emma Sulkowicz réalise ce qu'elle nomme "une performance artistique", nommé (en français) "Ceci n'est pas un viol" (une référence évidente au tableau "Ceci n'est pas une pipe" de Magritte). Il s'agit d'une sex-tape de 8 minutes mettant en scène ce qui est du sexe consenti pendant 3 minutes, puis se transforme en viol.

Du point de vue "féminisme", le but est évidement de vouloir pousser l'idée que les lois et la notion de viol ne sont pas suffisamment en faveur des femmes. Les féministes voudraient qu'une femme puisse dire "j'ai été violée par tel homme" et que le juge la croit sur parole. C'est un point de vue extrêmement misandre, puisque le principe est que la parole de la femme serait plus fort que celui de l'homme. (Rappelons qu'en parallèle les féministes militent pour qu'une "agression sexuelle" envers un homme ne soit pas nommé "viol").

Bien entendu, au travers de cette vidéo, elle cherche à démontrer qu'on doit la croire sur parole quand elle dit que son petit-ami l'a violé, malgré ce qu'elle a pu écrire sur Facebook. Mais elle se tire une balle dans le pied, car sa performance montre qu'elle est capable de simuler un viol devant une caméra... Cela démontre aussi le peu de valeur qu'elle accorde à une relation sexuelle et repousse grandement la limite de ce qui peut être considéré comme un viol envers elle. Le juge doit aussi évaluer le niveau de blessure psychologique : ce genre de vidéo démontre que de son point de vue, un viol n'est pas quelque chose d'aussi grave qu'elle voudrait le faire croire.

En clair, on peut reprendre la blague : "un viol chez une prostituée, est un client qui n'a pas payé".

La performance a été très mal accueillie, car définie par beaucoup de journalistes comme une œuvre pornographique de mauvais goût.

Le faux viol rapporté par Rolling Stone Magazine

Cette histoire commencée en 2014 a fini en 2015.

Le 19 novembre 2014, le magazine Rolling Stone a publié un article de Sabrina Erdely. Elle y raconte le viol collectif de Jackie (pseudonyme) par sept membres de la fraternité Phi Kappa Psi du campus de l'université de Virginie lors d'une fête. (Les fraternités sont souvent nommée "les grecs" en raisons de leur nom utilisant des lettres grecques). L'article eut beaucoup de succès et réussit à choquer et émouvoir l'Amérique (USA et Canada).

Après deux mois d'enquête il s'avéra que :

  • la journaliste est une activiste féministe qui était à la recherche d'une histoire de viol sur un campus américain. Son but était de prouver que les campus sont tels que les féministes le pensent : des endroits où le viol est courant (les féministes poussent cette idées, maintes fois démontrée fausse, depuis les années 1980)
  • A la demande de Jackie, la journaliste n'a interrogé que très peu de personnes. Aucun travail de recoupement n'a été fait.
  • Après enquête de la police, aucun élément ne vient soutenir les affirmations de Jackie
  • Il n'y a pas eu de fête à la fraternité ce soir-là
  • Aucun membre de la fraternité ne correspond à la description de Drew, le supposé chef de la soirée
  • La description de l’agencement des locaux de la fraternité, est fausse
  • Le viol était présenté comme faisant partie d'une séance d'engagement de nouveaux membres, alors que les séances d'engagement de la fraternité ont en réalité lieu au printemps, pas en automne.
  • Jackie affirme être passé au travers d'une table en verre, et d'avoir eu de nombreuses blessures. Les amis qui ont aidé Jackie après son prétendu viol, affirme qu'elle n'était blessée.
  • Jackie affirme que ses amis sont venus près de la fraternité vers 3 heure du matin, alors que ses amis affirment être venus la chercher loin de tout bâtiment vers 1 heure du matin.
  • Ses amis disent que Jackie avait alors affirmé avoir été violé par 5 personnes. Elle a dit à la journaliste qu'il y en avait 7.
  • L'un des amis affirme n'avoir jamais parlé à la journaliste, malgré ce qu'affirme l'article.
  • Plusieurs "témoins" cités dans l'article affirment que la journaliste avait des vues très orientée quand elle les a interviewé.
  • Jackie affirmait que ses amis l'avait poussé à ne pas porter plainte, alors que ses amis affirment que c'est elle qui n'a pas voulu.

L'homme qui est censé avoir invité Jackie et a encouragé les violeurs, a été nommé Drew (pseudonyme) dans l'article. Le nom réellement donné par Jackie était "Haven Monahan". Or ce nom ne correspond à personne : ce nom n'existe nul part. La photo donné par Jackie est l'un de ses camarades de classe du lycée, qui n'est jamais venu à l'Université de Virginie, et qui lors du viol était à une compétition d'athlétisme à l'autre bout du pays. Ses lettres d'amour sont des plagiats de lettres d'amour des séries télévisée Dawson's Creek et Scrubs. Son nom est une combinaison de noms de personnes que Jackie connaissait au lycée. Les SMS qu'il a envoyé viennent d'un service fait exprès pour faire croire que ces messages viennent d'un vrai téléphone à partir d'une application sur téléphone mobile ou d'un ordinateur.

Les trois amis ont déjà tenté de localiser Drew avant le prétendu viol, mais n'ont jamais réussi à le trouver dans les annuaires du campus et de l'université. Les messages échangés par SMS était étrangement élogieux envers l'un des trois amis.

La version fortement suggérée de l'histoire est que Jackie s'est inventé un petit ami, mais voyant ses mensonges ne pouvaient plus tenir, elle a fait croire qu'elle s'est faite violer et qu'il en était complice.

L'absence de vérification et de recoupement fait de cet article ce que peut faire de pire un journaliste. Le fait qu'il ait été publié est une honte pour un véritable rédacteur en chef.

Le 5 avril 2015, la journaliste présente ce qui est jugé comme de fausses excuse, ne citant pas dans ses excuses les personnes à qui l'histoire a fait du tord, mais défendant l'obligation de croire coûte que coûte une femme qui affirme avoir été violée. Encore une fois la direction du journal a laissé passer un comportement honteux.

L'université, trois étudiants et la fraternité ont porté plainte de manière séparé contre le magazine Rolling Stone et la journaliste. Nous entendrons sans doute encore parler de cette histoire.

La femme la plus courageuse de l'année, est un homme !

William Bruce Jenner est un sportif américain au décathlon qui a participé aux Jeux Olympique en 1972 et 1976. Il a la médaille d'or en 1976. Il est plusieurs fois champions de Décathlon des Etats-Unis en 1974, 1976.

Le 25 avril 2015 il révèle qu'il se considère "transgenre" (le genre n'étant que le sexe ressenti dans la tête), et souhaite "entamer une transition" : c'est à dire une opération purement esthétique sur les organes sexuels destiné à faire croire à un changement de sexe. Le terme étant plutôt vague, ce n'est pas vraiment sûr que les organes sexuels soient réellement touchés. Malgré cela, il est toujours attiré sexuellement par les femmes (merci de laisser votre cerveau à l'entrée : c'est trop dur à comprendre).

Le 1er juin 2015 il affirme avoir fait sa transition. Il désire qu'on l'appelle Caitlyn Jenner et qu'on utilise le pronom féminin envers lui... eux elle.

Les "transgenres" s'estiment de plus en plus légitimes à s'offusquer quand quelqu'un n'utilise pas leur pronom favori. Comme ils se sentent "victimiser" par la société, ils s'estiment en droit à des privilèges grammaticaux que les non-victimes n'ont pas.

En Octobre 2015, parmi des 25 prix de la femme de l'année par le journal Glamour, il reçoit le prix du courage.

Comme souligné par plusieurs commentateurs, le "courage" de Jenner a surtout été d'enchaîner les interviews avec des journalistes très favorables à sa transition. De plus il n'est pas certain que ses parties génitales aient été modifiées. Jenner est toujours attiré par les femmes, et envisage depuis décembre de redevenir Bruce !

Tout au long de l'année, Jenner a eu le soutien des journalistes de gauche. Quelle ironie ! Il révèle, qu'il votera à droite, et même pour Donald Trump. Il est contre le mariage Gay !

Lors d'un débat télévisé, Bruce ou plutôt Caitlyn était assis à côté d'un contradicteur. Bruce a évidement la carrure d'un champion de décathlon, et son opposant a une carrure plutôt normale. A un moment du débat, Bruce attrape l'autre homme par le collet est lui dit "retient bien que je suis une femme ou tu rentreras chez toi en ambulance"... Surréaliste ! C'est claire qu'on est beaucoup plus courageux quand on a la carrure d'un athlète de décathlon... (Notez aussi que si on entre dans une ambulance après une altercation, ce n'est pas pour rentrer chez soi.)

Les faux noirs leaders de mouvement activistes noirs

Cette année nous avons eu droit à deux affaires étranges : deux leaders d'associations anti-racistes et plus particulièrement pour les noirs qui affirmait être noirs, étaient en fait deux personnes très très blanches !

Shaun King est un journaliste qui a beaucoup écrit sur Michael Brown (tué par un policier) et a ensuite fortement contribué au mouvement "Black Lives Matter" : mouvement qui vise à dénoncer la violence et l'impunité de la police suite à la mort de Michael Brown justement. Shaun affirme être en partie noire, et utilise des photos fortement contrastés. Avec sa coupe de barbe et de cheveux, il donne l'impression d'être effectivement noir ou tout du moins en partie. En réalité, son père et sa mère sont blancs. Shaun se défend en affirmant que ce n'est pas son père biologique sur son certificat de naissance. Quoiqu'il en soit, il a la peau très clair, et même très blanche.

Rachel Dolezal était la présidente de "l'association nationale pour l'avancement des gens de couleurs". Avec son teint coloré et ses cheveux bouclés elle a l'air d'être effectivement en partie noire. Or ses parents ont produit son certificats de naissance, affirmant qu'ils sont d'origine allemande et tchèque, tout ce qu'il y a de plus blanc. Ils affirment qu'elle se déguise en personne de couleur. Ils ont produit une photo d'elle adolescente, où elle est très très blanche avec les yeux bleus et les cheveux blonds droits sans boucle. Rachel affirme s'identifier comme personne de couleur et s'est visiblement teinté la peau à l'autobronzant : nous avons donc à faire à un cas de problème mental.

Stefonknee Wolschtt : un homme de 46 ans affirme être une fille de 6 ans

Un reportage avec musique triste nous a fait découvrir un père de famille de 46 ans marié depuis 23 et père de 7 enfants. Mais un jour, il découvre qu'il est un trans-genre, et il faut l'appeler "Stefonknee" (à prononcer "Stéphanie"). Sa prétendue "méchante" femme décide alors de le virer de chez lui, tant qu'il ne redevient pas raisonnable.

Il est alors adopté par une autre famille qui accepte de l’accueillir comme une fille de 6 ans. Il voulait être la petite sœur de leur enfant, et ils font des "sessions thérapeutique" où il affirme dessiner, et faire des trucs d'enfants.

Par contre les journalistes omettent qu'en cherchant un peu sur Internet on tombe sur des scènes de jeux sexuels entre ses nouveaux parents et Stefonknee.

Certains activistes semblent vouloir pousser son inscription dans une école maternelle et qu'il puisse aller jouer dans les jardins d'enfants : voilà bien le genre de personne que vous ne voulez surtout pas voir près de vos enfants !

Le site Salon a publié des articles en faveur de la pédophilie

Entre septembre et octobre 2015, le Site Salon a publié au moins deux articles qui défendent l'idée que les pédophiles sont oppressé par la société.

N'hésitez donc plus à confier vos enfants à un pédophile.

Excusez-moi, je vais aller vomir !

mercredi 13 janvier 2016

Star Wars - Le Réveil de la Force : Rey est une Mary Sue

Résumé

Rey, 19 ans, est un personnage sans faille qui réussit tout ce qu'elle fait. Ce type de personnage trop compétant digne d'un travail de fan est communément nommé Mary Sue.

Mary Sue

En 1974 un magazine sur Star Trek publia une histoire courte parodiant la plupart des histoires envoyées par les fans. Elle contait l'histoire de Mary Sue, 15 ans et demi, moitié humaine, moitié vulcaine, majore de sa promotion, prix Nobel de la Paix, et autres récompenses vulcaines et galactiques... Elle arrive sur l'entreprise et impressionne chaque membre de l'équipage par sa compétence. Elle devient un intérêt romantique pour certains personnages. Après de hauts faits pour sauver la galaxie, elle meurt et tout le monde la pleure.

Ce personnage parfait incarne en réalité l'auteur. Il ou elle s'insère dans son univers préféré en voulant être validée par tous ses personnages favoris. ("Besoin de Validation" dans le sens psychologique : cela signifie qu'il faut que quelqu'un approuve ce que vous faîtes et en reconnaisse la haute valeur.)

Ce type de personnage trop compétent entre en conflit avec le principe des deux trilogies Star Wars qui racontent l'évolution d'un personnage. Il doit être imparfait au départ pour évoluer.

Pourquoi Rey est une Mary Sue ?

Elle sait
  • grimper des plans inclinés inversés puis descendre en rappel
  • comprendre plusieurs langues
  • comprendre le langage droïde !!
  • se battre au baton
  • courir comme un homme (oui je trolle)
  • piloter le Faucon Millénium en passant par des trous très justes en en prenant des virages très serrés !! Bien que son canon soit bloqué, elle arrive du premier coup à orienter le Faucon Millénium pour abattre son poursuivant.
  • comprendre comment marchent les sas d'un vaisseau dans lequel elle vient de rentrer
  • réparer en cinq secondes le Faucon Millénium d'une panne qu'il avait depuis l'épisode 4 !!
  • viser juste avec le pistolet de Han solo avec le deuxième coups
  • contrer la lecture de la pensée d'un Sith, ex-Jedi formé par Luke Skywalker et retourner contre lui cette lecture de pensée !!
  • prendre le contrôle d'un soldat !!
  • se cacher dans la base secrète pour n'être vu que par ses alliés
  • maîtriser instantanément la télékinésie mieux qu'un Sith pour attraper un sabre !!
  • battre au sabre un Sith, ex-Jedi formé par Luke Skywalker !!
  • remplacer Han Solo auprès de Chewbacca (Points bonus spécial Mary Sue !)
Combien même elle se trompe quand elle veut fermer des sas, elle sauve la vie de Han Solo d'une situation inextricable. Quand elle se cache mal, c'est pour se faire voire de ses alliés. Ce sont des exemples de ratages positifs, digne des Mary Sue.

Han Solo lui propose un travail, combien même il n'a jamais eu qu'un seul associé : Chewbacca.

Même selon les standards irréalistes de la Guerre des Étoiles, Rey est le personnage le plus puissant. Là où il faut plusieurs années pour maîtriser la force, apprendre le pilotage, la mécanique ou les langues, elle maîtrise tant de domaines que ça en est ridicule !

A la fin le Général Leia reconnaît ses compétences et la choisit elle. Tous les personnages viennent lui dire au revoir : un besoin de validation surréaliste digne d'une Mary Sue !

Dans toute histoire, le narrateur vous conte l'histoire fictive de personnages exceptionnels. Le problème avec Rey, n'est pas qu'elle soit compétente de manière sur-réaliste, mais qu'elle soit plus compétente que plusieurs autres personnages à la fois qui étaient eux-même présentés comme exceptionnels dans leur compétence. Selon les standards de cet univers fictive que elle est meilleure que :

  • Han Solo pour piloter et réparer le Faucon Millénium
  • C3PO pour comprendre toutes les langues dont le wookiee (la langue de Chewbacca) que seul Han Solo comprenait et le langage Droïd (R2D2 et BB8) qu'aucun humain ne comprenait dans tous les autres épisodes
  • Luke Skywalker, Han Solo, et Anakin Skywalker pour comprendre toute seule la force
  • Princesse Leia pour tenir tête au vilain et se libérer toute seule

L'évolution de Luke Skywalker

Certaines scène coupées de l'épisode 4 montre que Luke a suivi des court de pilotage, et que l'un de ses camarades de classe veut s'engager dans la rébellion. Les compétences de pilotage de Luke ne sortent pas de nulle part. Mais en aucun cas, il va prétendre piloter le Faucon Millénium mieux que Han Solo et Lando Calrissian.

Vis-à-vis de ses compétences pour le combat avec son sabre et la force :

  • dans l'épisode 4, Luke fuit devant Darth Vader.
  • dans l'épisode 5, Luke perd sa main en affrontant Darth Vader.
  • dans l'épisode 6, Luke surpasse de peu Darth Vader.

A l'origine, George Lucas voulait ne pas faire mourir l'empereur à la fin de l'épisode 6, pour réaliser 3 autres films contant le combat de Luke Skywalker contre l'empereur.

Rey, 19 ans arrive à battre Kylo Ren, 30 ans environ. Kilo est censé être un Jedi formé par Luke Skywalker qui est passé du côté obscure. Il est impossible qu'il soit plus faible que Rey au sabre laser, d'autant qu'il se montre tout à fait capable de battre Finn, un soldat entraîné. Si Rey a appris à combattre au jo (bâton moyen), c'est une arme trop différente du sabre pour que les techniques du jo servent lors d'un combat au sabre.

La force n'a jamais permis de devenir bon au sabre en quelques secondes, d'autant que Kylo a lui aussi la force.

Luke a passé plusieurs années à apprendre la force et à la maîtriser auprès de Maître Yoda. Il est arrivé à un niveau légèrement supérieur à son père, qui lui-même a tué les plus puissant des Jedis à travers la galaxie.

Un remake du premier film (l'épisode IV)

Ce film est un "sequel reboot" c'est à dire une fausse suite qui ne fait que reprendre le premier film.

Voici la transposition des rôles :

  • Luke Skywalker ↔ Rey
  • R2D2 ↔ BB-8
  • C3PO ↔ FN-2187 (Finn)
  • Obi-Wan Kenobi ↔ Han Solo
  • Han Solo ↔ Poe Dameron
  • Chewbacca ↔ Chewbacca
  • Général Dodonna ↔ Général Leia
En bonus :
  • Yoda ↔ Maz Kanata
  • Boba Fett ↔ Capitaine Phasma
Finn est le rôle de soutien de la super-héroïne Rey, ce qui explique son incompétence et son inutilité malgré son entraînement militaire.

Pas évident pour les jouets

Quand Georges Lucas a tourné son film, il a renoncé à son salaire pour convaincre les producteurs de le financer jusqu'au bout. En contrepartie il a gardé tous les droits dérivés. Et il a été très fort pour vendre des licences des produits dérivés !

Or cette fois ce n'est plus un héros mais une héroïne. Dommage, car un film d'action intéresse en tout premier lieu les garçons ! Quoiqu'en disent les féministes, vous aurez beau tordre dans tous les sens la vérité, le fait est que les premier acheteurs réels de produits dérivés vont être des garçons ! Les fabricants de jouet ne s'y sont pas trompés : ils proposent en priorité les personnages secondaires, tentant de faire oublier que Rey existe.

Cette épisode risque d'être un échec cuisant sur les ventes de produits dérivés !

L'injection du "féminisme"

Rien n'est plus ridicule que le féminisme moderne, du type Anita Sarkeesian. Les femmes ne cherchent plus à se libérer, mais observent à la loupe les fictions pour chercher et se plaindre de la moindre imperfection que les scénaristes pourraient projeter sur un personnage féminin.

Star Wars réussit haut la main le Bechdel test : ce test absurde, soit disant féministe, inventé par une lesbienne misandre, qui consiste à chercher le moment du film où deux femmes parlent d'autres choses que d'hommes. En effet, deux femmes parlent de la force et de sabre dans la cave de la cantina.

Han Solo propose un travail à Rey : mais en bonne icône féministe elle refuse de se subordonner à un homme, même s'il s'agit du "légendaire" Han Solo. Elle affirme "je peux me prendre en main toute seule" : vivent les femmes libérées !

Quand Finn veut l'aider à leur première rencontre, elle se défend toute seule. Elle refuse l'aide de Finn à leur premier rencontre.

Quand ils doivent fuire elle dit "Je sais courir sans que tu me tiennes la main". Il s'agit d'une référence évidente à une ridicule campagne féministe qui soulignait l'expression "courir comme une fille". Encore un grand combat du féminisme moderne !

Selon les bons conseils d'Anita Sarkeesian, Rey se sauve elle-même.

Sa trop grande compétence est absurde selon les canons de cet univers fictif, mais c'est une évidente injection forcée du féminisme.

Soyons honnête, Star Wars a toujours été féministe, en mettant des femmes à des positions clefs. La princesse Leia prend le fusil laser des mains de Luke pour tirer. Elle tue son tortionnaire, Jabba le Hutt. Mais l'histoire avançait grâce à l'entre-aide entre les personnages quelque soient leur espèce, leur race et leur sexe. Ici il s'agit d'injecter de force l'indépendance d'une femme.

Quelle suite possible ?

Le seul faux suspense est : qui sont les parents de Rey SansNomDeFamille ?

J'attends le moment où Luke mourant en fin de l'épisode VIII dira à Rey : "Je suis ton père"

Peut-être les scénaristes vont nous faire la pirouette de l'amnésie : Luke l'a entraînée en même temps que Kylo Ren sans qu'il ne le sache. Mais voyant sa défaite dans l'enseignement de Kylo il décide d'effacer la mémoire de Rey et part en quête du sanctuaire des Jedis pour comprendre pourquoi certains apprentis passent du côté obscure...

Conclusion

Si Rey avait perdu son combat contre Kylo Ren, l'histoire n'en aurait pas été profondément changée ; elle en aurait été meilleure, même. Là, nous nous retrouvons face à un vilain sans carrure, et une héroïne trop puissante, trop rapidement.

Il reste deux épisodes, mais il n'y a plus de danger et plus d'évolution possible. Quel est l'intérêt de les voire ?

Comme bon nombre d'oeuvres récentes de Disney, Star Wars pêche par son injection trop flagrande de féminisme. En voulant plaire aux filles et surtout aux féministes qui hurlent sur Internet, ils en oublient de plaire au garçons. Or la licence Star Wars était surtout destinée au garçons et je doute que les filles les remplacent quand il s'agira d'acheter des produits dérivés !